Politique

Le Maroc et le Liban unissent leurs expertises dans la transformation numérique

L'histoire ·12 juillet 20262 min
Le Maroc et le Liban unissent leurs expertises dans la transformation numérique

Le Maroc s'est progressivement imposé comme l'un des acteurs les plus avancés du monde arabe en matière de transformation numérique. Cette expérience suscite l'intérêt de plusieurs pays de la région, qui cherchent à accélérer la modernisation de leurs services publics grâce au partage d'expertise.

Le Liban et le Maroc ont signé une déclaration d'intention destinée à renforcer leur coopération dans les domaines de la modernisation de l'administration publique et de la transformation numérique. L'accord a été conclu le jeudi 2 juillet, en marge de la troisième édition du Forum arabe de l'administration publique, entre Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration du Maroc, et Fady Makki, ministre d'État chargé du Développement administratif du Liban.

La déclaration d'intention ouvre la voie à une coopération plus large entre les deux pays. Elle prévoit notamment des échanges d'expertise en matière de réforme administrative, de simplification des procédures, de dématérialisation des services publics, de développement des compétences et de renforcement des capacités des administrations. Le Liban pourra également bénéficier du retour d'expérience marocain dans la conduite des projets de transformation numérique.

Cette coopération intervient dans un contexte où les deux pays affichent des niveaux de maturité différents en matière d'administration numérique. Selon l'édition 2024 de l'E-Government Survey des Nations unies, le Maroc occupe la 90e place mondiale avec un indice EGDI de 0,6841, après avoir gagné onze rangs par rapport à 2022, ce qui le place parmi les pays africains les plus avancés en matière de gouvernement électronique. Le Liban, de son côté, se classe 126e avec un indice de 0,5449, illustrant une marge de progression plus importante dans la numérisation de ses services publics.

Pour Beyrouth, l'intérêt de ce partenariat réside notamment dans l'accès à l'expérience marocaine en matière de réforme administrative, de simplification des procédures et de dématérialisation des services publics, des domaines explicitement mentionnés dans la déclaration d'intention. Pour Rabat, cette coopération s'inscrit dans une stratégie plus large de partage de son expertise avec les pays arabes et de valorisation de son modèle de transformation numérique, tout en renforçant les échanges de bonnes pratiques et le développement conjoint des compétences dans des domaines tels que l'intelligence artificielle, les données, la cybersécurité et les technologies émergentes.

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